L'ALB
UM DE 
(attn pour ce logo, j'ai obtenu l'autorisation (mairie) de l'utiliser pour moi-meme)
Le berceau familial : AUXERRE/AVALLON/CLAMECY
http://www.morvan.com/morvan/morvan01.htm
http://lormes.nivernet.org/francais.htm
http://perso.wanadoo.fr/rail.vaux.d.yonne/Clamecy/Haut-Nivernais.htm
http://france.express-map.com/plan-clamecy/
http://chateau.over-blog.net/article-3447049.html
(clic sur les images)
Où je suis venue au monde, où j'ai passée
toute mon enfance, dans la maison de
ma grand'mère qui habitait derrière
LA GARE
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notre vie était rythmée par l'arrivée des trains
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vue de devant la maison où j'ai grandi
Je suis née dans cette
maison un 15 février, par un beau temps froid,
un dimanche matin en présence
de ma gd'mère, mon gd'père et
mon oncle, ---, mon
père n'était pas là.)
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pas besoin d'horloge, nous entendionsle sifflet et le "tchou tchou
tchouuuuuuuuu"
de la vapeur échappée,
puis le chef de gare annonçer :
<< AUXERRE ST GERVAIS -20 MINUTES D'ARRET ! >>
Il y avait foule à l'arrivée des trains, le parking
était rempli de taxis, autocars, voitures parti-
culières....
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je sens encore l'odeur du charbon etje revois les grandes volutes de fumée,
en écrivant ses lignes. Je rêvais de
grands voyages.
Le train qui m'a le plus marquée étaitcelui de LOURDES : chaque année au mois d'aout,
je traversais la route, me faufilais à travers
le grillage déchiré qui protégeait
les voies et m'asseyais là , je contemplais
tout ce remue-ménage de brancards poussés
par des bénévoles et des infirmières.
Ce quartier des "Mignottes" était
(je dis "était" car maintenant tous les trains passent par Laroche-Migennes -il n'y a plus que quelques "micheline" nom donné à l'autorail et le TER)
très vivant, bruyant, toujours du mondesur les quais, le va-et-vient des
trains de voyageurs et marchandises.
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chez
grand'mère
Ca sentait bon le gâteau de savoie qui
cuisait dans une cocotte en fonte, dans
le four de la cuisinière. Et le petit verre
de "quinquina" qu'elle nous donnait comme
remontant, c'était notre apéritif ! Elle nous
fabriquait aussi de l'eau gazeuse avec
des sachets de poudre : du "lithiné". J'aimais
aussi sa soupe qu'elle appelait "la panade"
(du lait sucré avec du pain trempé - tout simplement)
j'en raffolais. Par contre, je détestais sa soupede tapioca.
"C'est un hommage à ma grand'mère qui reste dans mon coeur"
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.............Suite
Pendant mes premières années, en déplacement
avec mes parents, ce ne sont que de bons (& cruels) souvenirs :
de paysages, plein les yeux, la peur des ravins
lorsqu'en plein hiver nous traversions le
"massif central",
je me souviens d'avoir vu mon papa dégager
la route devant la voiture avec une pelle pour
pouvoir avancer (il n'y avait pas de plan rouge),
et d'avoir beaucoup pleuré lorsque mon petit
chat s'est échappé
dans la neige,
loin de tout,
papa n'avait pas pu le récupérer
(ou simplement
pas voulu, préoccupation météorologique),
j'imagine maintenant son agonie dans cette
neige dense (à l'époque c'était des hivers
très
très rigoureux - je revois ce tableau comme
si c'était hier) ; la bonne odeur de la sève de pins
lorsqu'installés dans notre caravane, en
pleine "landes", je regardais les "gemmeurs ou résiniers"
récupérer cette sève ; mes courses à travers les énormes
fougères (avec mes yeux d'enfant ! ) suivie par
des oies et jars qui étaient arrivés à me pincer
les mollets, bien sûr cela finissait en
pleurs
dans
les bras de maman. Le soir à la lueur des lampes
à pétrole, elle m'apprenait à lire
et à écrire (4-5ans)
avec de jolis livres où étaient imprimées de grosses
lettres : B + A = BA
à 6 ans je savais
et encre bleue (surtout pas faire de pâté),
jour de
mon anniverssaire !!!!
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